Peux-tu nous dire comment le groupe s'est formé?
En octobre 2001 Max (batterie) et moi qui jouions dans une autre formation décidons de remonter un projet plus personnel. Après des recherches de musiciens, Yann (guitare) et Maxime (basse), nous rejoignent. On va tout de suite écumer les salles de concert, se bouger beaucoup. La vocation professionnelle se dessine clairement et rapidement et Florent remplace Maxime à la basse.
Bien plus tard, Toma reprends le flambeau de Max à la batterie.
Quelles sont les diverses influences du groupe?
Elles sont très variées, on ne peut pas vraiment établir une influence claire car nos goûts sont très éclectiques. Il y a bien sûr des groupes sur lesquels on se rejoint comme Sevendust, Chevelle ou encore Incubus mais ils ne composent pas notre plus grande source d’inspiration. Ce qui fait notre musique c’est justement notre diversité. Yann écoute beaucoup de métal pur ou technique ou encore du Rn’B, Florent est très néo, hardcore et pas mal jazz/funk aussi, Toma va préférer un style plus rock et moi je les rejoins sur à peu près tout sauf pour le heavy et le métal trop technique ainsi que pour le jazz/funk. J’aime l’efficacité.
Après avoir écouté le EP, je trouve votre son plus métal (notamment sur Coffre à souhaits et Jeu) que dans Trouble Amarante. ai-je raison? que peux-tu dire sur le nouvel album et sur votre évolution?
Pour nous il est complètement dans la lignée de Trouble Amarante sauf qu’à l’époque nous n’avions pas les moyens de produire notre disque avec le son que nous souhaitions puisque tout était fait avec les moyens du bord. De plus nous étions assez jeunes et ne savions pas clairement dans quelle direction sonore nous allions nous orienter. Aujourd’hui l’expérience nous a apporté de la confiance en nous qui nous a permis de réaliser ce disque exactement comme nous le voulions. Plus rugueux dans le son, mais aussi plus mélodique et surtout plus efficace. Cet album ne peut pas être plus mypollux qu’il ne l’est avec tous les paradoxes que cela comporte.
Lussi, ton chant est assez pop/rock et se démarque assez de ce qu'on entend habituellement dans les groupes de "métal à chanteuses". Que peux-tu nous dire justement de ton parcours et de tes influences?
Je ne savais pas qu’il y avait carrément un style de « métal à chanteuses »… Je trouve ça dommage que le fait qu’il y ait une fille dans un groupe le classe d’entrée dans une catégorie musicale. Je suis chanteuse dans des groupes de métal depuis que j’ai 14 ans, je sais que ma vie c’est être sur scène depuis le plus jeune âge et dès que j’ai pu faire ce métier je l’ai fait à fond, c’est mon exutoire. Je ne cherche pas à coller à une catégorie mais bien à faire ce que mon cœur me dicte. Au sujet de mes influences, comme je te le disais elles sont très diverses. Plus jeune j’ai beaucoup écouté Nirvana et Incubus, c’est les premiers trucs que j’ai bossé. Mais je peux nommer aussi comme influence vocale Serj Tankian de SOAD et la plus affirmée : Jorane. Je travaille également beaucoup de RnB c’est très formateur. Aujourd’hui le chanteur que j’admire le plus est Martin Cock d’American Head Charge, je me sens très proche de son univers.
De plus tu chantes en français, peux-tu nous expliquer ce choix et nous parler un peu des textes?
Ce choix est simple, le Français est ma langue maternelle, celle que j’écris et parle le mieux, pourquoi se compliquer la vie ? Les autres langues sont pour moi un obstacle plus qu’une inspiration. J’aime la poésie et quand on ne maîtrise pas à 100% une langue, tout se complique. Mes textes sont inspirés par l’esthétique des phrases, j’aime la rythmique des mots et raconter de belles histoires, tristes ou non. Je n’ai pas envie pour le moment d’engager des sujets politiques ou engendrer quelque idéal social. Je veux faire rêver les gens. Mes textes sont construits de manière floue pour que chacun puisse y transposer son histoire, s’y reconnaître.
Il y a de plus en plus de "groupes à chanteuses", qu'en penses-tu?
Je trouve évidemment que c’est une bonne chose de voir de plus en plus de filles sur la scène rock. Peut-être qu’à force on n’utilisera plus le terme de « groupe à chanteuse ». Parce-que prends l’exemple inverse, « groupe à chanteur » ça ne veut rien dire…
Quels sont les projets de Mypollux pour les prochains mois?
Sortir notre disque dans les meilleures conditions. Nous faire entendre partout où on pourra. Et surtout reprendre la scène avec la tournée qui commence à la rentrée. On est gonflés à bloc on n’en peut plus d’impatience de refaire des concerts et de reprendre contact avec le public. On est fiers de notre disque, on a très envie de le jouer live.
Un dernier commentaire?
Qu’on espère tous les quatre que notre deuxième album « Contraires » plaira au public. On à mis tout notre cœur, nos tripes, nos êtres entiers à l’intérieur. Bises à tous !