Interview de Justine - Elyose

Peux-tu nous présenter le nouveau line-up et nous expliquer pourquoi l'orthographe de votre nom a changé ?

Elyose était un trio jusqu’à la création et l’enregistrement de l’album. À la rentrée 2011, il nous fallait recruter deux guitaristes pour compléter le line up et se produire sur scène. C’est Julien Portrat (ex Penumbra) à la guitare rythmique et Antoine Bouchet à la guitare lead qui ont intégré le groupe à la fin de l’année.

On s’est permis un changement d’orthographe (Ellyose a perdu un « l ») pendant que le groupe était encore très jeune parce qu’avec du recul, on trouvait que le deuxième « l » compliquait le nom pour rien. Outre le fait de ne rien changer à la consonance, il rendait le nom du groupe moins mémorable. Je trouve que pour des noms de groupe, les orthographes complexes ne sont pas efficaces et font plutôt « pseudos Youtube »

L'évolution entre l'EP et l'album est flagrante, quelles étaient vos intentions au niveau du son en réenregistrant et en retravaillant vos morceaux ?

Nos intentions en retravaillant les morceaux étaient de corriger ce qui nous paraissait pécher sur la démo avec le recul et d’y apporter des améliorations comme le travail avec un vrai batteur (la démo ne comportait que des programmations), la restructuration de certains morceaux en supprimant les longueurs et surtout de pouvoir enregistrer chant et batterie dans un vrai studio.

Quelles sont les diverses influences musicales au sein du groupe ?

Les influences de Ghislain (basse) sont Iron Maiden, ac/dc, The Cult, Korn, Rammstein, Def Leppard, Wasp.

Patrick (battterie) écoute surtout du métal symphonique au premier rang duquel Nightwish et de la prog américaine du style Transatlantic.

Antoine (lead guitare) est branché métal prog (Stratovarius, Sonata Arctica, Heavenly ou Symphony X) et Julien (guitare rythmique) est avant tout fan des années 80 avec les grands classiques de Depeche Mode, Cure, Madness, Simple Minds, et ensuite Metallica, Pantera, Sepultura, Hans Zimmer.

Quant à moi j’ai des influences plus underground, j’écoute principalement du métal dans des registres death-sympho (Septic Flesh – Trail Of Tears) gothique (vieux Tristania / Theatre of Tragedy / Paradise Lost) ou doom (Draconian).

Comment te sens-tu face à l'arrivée prochaine de votre tournée avec Therion ?

C’est un mélange subtil de jubilation et d’anxiété face aux conditions physiques très éprouvantes que nous subirons. Je suis une toute petite nature qui dort 12 heures par nuit et aime son petit confort alors ce « Paris/Dakar » risque d’être exténuant. Nous n’avons aucun jour de repos entre les 20 dates de concerts éparpillés au quatre coins de l’Europe. Je crois que ça vous donne une idée. D’un autre côté, mon rêve se réalise.

Y a-t-il d'autres groupes de metal à chant féminin avec qui tu rêverais de jouer ?

Bien sûr mais je dois plus me faire toute jeune parce qu’aucun n’existe encore ! ça aurait été pour le coup de cœur musical Theatre of Tragedy mon groupe culte, After Forever et l’ancien Tristania mais aujourd’hui le must reste Epica, parce qu’ils ont une très grosse notoriété et que je la trouve amplement méritée.

Parle-nous de ton parcours musical...

J’étudie la musique depuis toute jeune, je poursuis encore aujourd’hui mes études de formation musicale et de chant lyrique dans un conservatoire parisien parallèlement à Elyose.

Tu es aussi comédienne. comment concilies-tu toutes tes activités ? si tu devais n'en choisir qu'une laquelle serait-ce et pourquoi ?

Et encore vous ne savez pas tout ! Disons que… je ne regarde pas la tv.  Sauf « Les enquêtes impossibles » pendant mon déjeuner (rires) et les infos. Je suis convaincue que les gens très occupés exploitent mieux leur temps.

Ma première passion restera toujours le chant et la musique, c’est ce pour quoi je suis faite !

Un dernier commentaire ?

à la journaliste : la pertinence de vos questions montre que vous connaissez votre sujet et je vous en remercie, en plus de votre travail à la promotion de notre grande famille qu’est le métal à chant féminin ! Vive « Des filles et des riffs » !