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INTERVIEW DE FACTORY OF DREAMS
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Comment ce projet est-il né ?
Jessica : Hugo voulait faire quelque chose de différent et de plus spontané qu’avec son autre projet « Project Creation ». Le résultat fut « Factory of dreams » et 13 nouvelles chansons, parmi lesquelles nous avons sélectionné les 11 meilleures pour l’album. Hugo m’en a parlé en décembre, et m’a demandé si je voulais faire le chant. J’ai donc enregistré une demo pour qu’il puisse voir si ma voix convenait à la musique. Il a aimé et c’est là que notre collaboration a commencé.
Hugo : Oui, c’est tout à fait ça. J’ai ressenti le besoin de faire une musique plus spécifique au lieu des multiples genres musicaux qu’on peut trouver dans « Project Creation ». J’ai rencontré Jessica et j’ai tout de suite adoré sa voix, ce qui m’a conduit à la création du concept de « Factory of dreams ». A la base, je voulais juste faire un cd plutôt ambient, mais j’ai ensuite changé mon approche au niveau des guitares et des atmosphères. |
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Il m’a aussi fallu, assez rapidement, écrire l’histoire qui parle d’une contrée divisée par le bien et le mal, deux terres formant ce lieu. Les gens vivent chacun d’un coté, et ils ne se mélangent jamais. Pour moi, le coté négatif est le coté « aveugle », la manière de vivre la plus banale et monotone. Ce lieu est rempli d’illusions crées par le gouvernement ou par les machines, The Factory et The Air powerplant, et les gens survivent plus qu’ils ne vivent. Les chansons ‘Sight to a better Universe’ et ‘Crossing the bridge to the other side’ montrent le personnage principal, joué par Jessica, découvrir l’autre coté et finalement franchir le pont.
Quelle est la signification de votre nom « Factory of dreams »?
Jessica : On peut interpréter notre nom de diverses manières, et la mienne est un peu différente de celle de Hugo, mais pour moi cela signifie qu’il y a des choses qui ne vont pas dans notre société. Les rêves sont sensés venir du cœur, mais de nos jours nous sommes abreuvés de rêves par les médias qui nous disent quoi vouloir posséder, à quoi vouloir ressembler, etc. Les vrais rêves, ceux qui veulent vraiment dire quelque chose, qui ont une vraie valeur, sont ceux qui viennent de l’intérieur, pas ceux qui viennent d’autre part, et vraiment pas ceux qui sont « produits en usine ». Mais heureusement il y a un coté moins sombre, il est important de garder vivants ces rêves qui naissent en nous, et je pense que cela se reflète dans notre musique.
Hugo : Je comprends le point de vue de Jessica. Ce nom qui évoque quelque chose de beau et magique, peut être compris de manière totalement opposée : une usine génératrice d’illusions et décevant les gens. Ne sommes nous pas continuellement déçus ? Mais cela peut être aussi quelque chose produisant des rêves positifs. En fait, « Poles » combine la science-fiction à des choses plus communes, et parle de la planète, de la société et de nos rêves et cauchemars, d’où le nom. D’un autre coté, ce nom transmet aussi l’idée d’une beauté venant des machines. Le style de musique que je souhaitais faire était vraiment de la musique atmosphérique avec des parties metal et des ambiances industrielles. |
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Comment décrieriez vous votre musique ?
Jessica : Notre musique est vraiment un mélange de plusieurs styles. Il y a un coté industriel sur chaque titre et en même temps un son metal, rock et gothic. Cela est mélangé avec de nombreuses atmosphères et émotions.
Hugo : Je pense à 2 mots : metal atmosphérique. C’est vraiment le terme qui convient. Concernant les ambiances, je dirais gothiques et sombres. Quant aux paroles, elles sont aussi sombres, mais elles contiennent toujours un certain espoir, comme Jessica |
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l’a mentionné. J’essaie toujours de montrer les deux cotés de la vie, pénombre et lumière, et il en est de même pour l’usine. J’aime mélanger des élémentss atmosphériques avec ce genre de choses.
Comment s’est passé l’enregistrement de « Poles » ?
Jessica : L’enregistrement des voix était assez aisé, car il est facile de travailler avec Hugo, et nous avons les mêmes points de vues sur la musique. J’ai enregistré les voix, titre par titre, j’ai parfois eu besoin d’un peu plus de temps car j’avais d’autres choses à coté (les études, le travail et d’autres projets musicaux). Si j’avais une question, comment enregistrer un passage par exemple, Hugo était toujours là pour m’aider, ce que j’ai beaucoup apprécié.
Hugo : Heureusement, Jessica n’a pas eu besoin de beaucoup d’assistance (rires), la plupart du temps, le chant lui venait naturellement, ce qui est une bonne chose. Un bon mariage entre le chant et la musique ! J’ai créé les principales compositions au clavier, puis je les ai retravaillé, ajoutant d’autres éléments. Quand j’ai obtenu un bon résultat, j’ai commencé à enregistrer les guitares et la basse. Pendant que Jessica enregistrait les voix, j’ai peaufiné le mixage, enregistré d’autres lignes de guitares et des soli. Pendant ce temps, j’ai également travailler avec l’illustrateur, échangé des idées avec Jessica et ajouté ce qu’elle m’envoyait au mixage. Je peux dire sans l’ombre d’un doute que la chanson la plus difficile à mixer a été » Air Powerplant ». C’est la chanson la plus progressive de tout l’album, avec « Gliding » et « Crossing ». Sur cette chanson, la voix de Jessica est super, avec des chœurs incroyables. Parfois le meilleur est difficile a obtenir et parfois c’est meilleur en simplifiant, ça depend des chansons !
L’artwork est particulièrement onirique, pouvez-vous nous donner sa signification ?
Jessica : en regardant la pochette, vous pouvez voir qu’un coté est lumineux et l’autre sombre, avec différents décors sur chacun d’eux. Pour moi ça symbolise les différents pôles, illustrant le titre de l’album. Pour ce qui est des autres images, je pense qu’elles parlent d’elles-mêmes. L’important est de visualiser la chanson avec laquelle l’image est reliée, ainsi que son atmosphère et peut-être aussi de rêver un peu et de construire sa propre interprétation de ce qu’on entend et ce qu’on voit dans le cd.
Hugo : Je suis content que tu soulèves ce point car j’ai pris un soin tout particulier à la réalisation de l’artwork. Pour moi un album n’est pas juste de la musique mais une combinaison d’images et de musique. Nous voulions que les illustrations reflètent la musique et son concept, mais sans trop en donner à l’auditeur. Chaque titre est représenté dans les illustrations, de la couverture qui représente les deux pôles comme Jessica l’a dit, jusqu’à la personne traversant le pont, ou traversant dans son propre esprit d’une façon de penser négative à une façon de penser positive. Imaginez que ce monde est en fait un monde imaginaire, à l’intérieur de l’esprit du personnage et vous avez la pochette. Donc, comme la musique, l’artwork est très éthéré et onirique. Le personnage de Jessica est un fantôme, passant dans les contrés imaginaires des pôles. Il y a une interprétation possible : cette terre avec deux aspects est comme le cerveau qui a deux pôles (hémisphères). Les deux meilleures images sont « The Sight of a better universe » et celle où le personnage touche le miroir qui est en fait une fenêtre vers un endroit meilleur (cela signifie qu’en elle se trouve un univers meilleur !) mais elle a peur et reste où elle est. C’est une métaphore de notre manière de vivre monotone et souvent inintéressante. Par exemple, si quelqu’un se fait agresser dans la rue, presque personne n’interviendra. Nous devons évoluer et non pas rester avec des tendances stupides et des idées désuètes , donc pourquoi ne pas trouver un meilleur univers, celui que nous pouvons créer par nos pensées . Ah oui, l’illustration faite pour « Peace echoing », où Jessica et moi crions dans la vallée, me plait aussi beaucoup !

Pouvez-vous nous présenter vos autres projets ?
Jessica : j’ai mon propre projet Once there was, j’enregistre la musique dans mon home studio. Vous pouvez écouter quelques titres sur www.oncetherewas.com . La plupart des gens décrive ma musique comme du gothic rock, donc je suppose qu’on peut dire que ça en est. J’utilise principalement le clavier et j’ajoute ensuite quelques samples orchestraux. Je fais aussi partie de Beto Vasquez Infinity depuis mai, c’est un groupe de metal argentin, leur cd « darkmind » sortira fin 2008. Je chante sur 4 titres. J’ai aussi enregistré avec ce groupe des reprises de Therion pour un tribute album. Je ne sais pas encore quand il sortira mais je surveille ça.
Hugo : Projet Creation est mon autre projet, c’est une musique beaucoup plus progressive. En général, j’invite une dizaine de musiciens et Jessica participera au 3ème album ;) Sur notre page myspace vous trouverez plus d’infos sur Project creation. J’ai aussi un projet plus ancien qui s’apelle Sonic Pulsar, et je suis invité dans Daymoon, le projet d’un ami qui a participé à Projet Creation.
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Quels sont vos influences et vos goûts musicaux ?
Jessica : J’écoute depuis plus de 10 ans Nightwish et The gathering. J’aime aussi Opeth, Björk, Sarah Brightman, Anna Ternheim, Muse, Enya, Porcupine Tree, Flogging Molly, U2, Danny Elfman… Beaucoup d’autres groupes ou compositeurs mais ceux-là sont les principaux que j’écoute en ce moment. Quand j’étais plus jeune, je n’écoutais que du metal mais mes goûts se sont un peu élargis au fil des années, j’en suis contente car il y a plein de musiques intéressantes qui ne sont pas metal. Je pense que tout ce qu’on écoute nous influence d’une manière ou d’une autre. Ce n’est pas nécessairement évident, mais c’est là quelque part.
Hugo : J’aime différents styles de musique comme Edenbridge, Devin Townsend, Lorena Mckennitt, Tori |
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Amos, David Arkenstone, Strapping young lad, Threshold, un peu Nightwish, Gamma Ray. J’aime les musiques puissantes et mélodiques, parfois aussi chaotiques comme Devin Townsend. J’aime aussi l’indus, le new age, le rock et le metal prog.
Jessica, j’ai entendu dire que tu faisais la traduction du site de Nightwish. Comment cela est-il arrivé ?
J’ai connu en 2006 l’un des webmaster, Christian. Nous avons échangé quelques mails puis nous avons parlé de plus en plus ensembles, jusqu’à bien se connaître. Donc, quand Nightwish a trouvé une chanteuse suédoise, ils ont décidé d’avoir leur site disponible en suédois, et Christian m’a demandé si je souhaitais faire la traduction.
Pensez-vous jouer en France ?
Hugo : Ce serait formidable de venir en France. Cela dit, mon souci actuel est de faire plus de musique et plus d’albums studio, mais nous verrons dans un prochain avenir ! Profitons d’abord de l’album ;)
Un dernier commentaire ?
Jessica : Je souhaite te remercier pour cette interview et j’espère que ceux qui la liront se procureront notre album. Je pense qu’il en vaut la peine.
Hugo : Il faut que je te remercie pour ton soutien, j’apprécie vraiment beaucoup ! J’espère que les français aimeront Factory of dreams. Nous avons notre site officiel www.hugofloresmusic. com et aussi www.myspace.com/projectcreation où vous pouvez écouter des morceaux et vous procurer l’album. Et laissez-nous des commentaires, on veut avoir de vos nouvelles ! |
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