Within Temptation - The unforgiving

Style : metal symphonique - Note : 12/20

Le nouvel album de Within Temptation, comme tout le monde le sait, est un concept musical autour du comics de Steven O'Connell dans lequel il est question du personnage Sinead, tueuse professionnelle.

Le concept en lui-même et la pochette ont été pas mal décriés par les internautes mais moi je trouvais plutôt positif d'essayer d'évoluer, de ne pas rentrer dans le moule du "gothic metal sympho à chanteuse". C'est donc l'esprit ouvert et curieux que j'ai écouté cet album. Déception. Le premier point à noter c'est que le groupe a pompé ici et là des éléments aux tubes des années 80 : tout d'abord avec Faster qui ressemble comme deux gouttes d'eau à du Chris Isaac (la chanson déjà reprise par HIM, en plus) et, par exemple, Shot in the dark, dont le riff rappelle Desireless. Ensuite l'ensemble est bien plus pop, trop, le metal n'est finalement plus si présent. En soi, je ne trouve pas ça génant, j'avais aimé The Heart Of Everything pour ses mélodies touchantes et enchanteresses, ici je ne trouve rien qui me transporte. Tout est insipide ! Du point de vu instrumental, c'est assez simpliste, les compos sont banales et les orchestrations sans grâce. Bien sûr, il ya des titres un peu plus rentre-dedans, mais ils ne m'ont pas plus convaincue. Heureusement, le chant de Sharon est toujours aussi superbe ! Cependant, ce qui aurait pu sauver les meubles ne parvient pas à sublimer l'ensemble, et ce, à cause d'une chose : les refrains. Car si les couplets proposent parfois des lignes de chant intéressantes, les refrains sont des horreurs de niaiserie, façon new-Sirenia, avec des choeurs en veux-tu en voilà.

Les seuls titres potables sont, pour moi, Faster, where is the edge, et Murder.(Et encore, en faisant un effort). La pire chanson de l'album est Sinead avec son intro dancefloor et son refrain sirupeux.

Je ne pensais pas être un jour déçue par WT, mais si, c'est arrivé ! Mais allez, trouvons une qualité : la production, impeccable, et puissante. si le groupe n'a plus sa créativité, au moins a-t-il les moyens financiers !